Deux histoires pour apprendre à respecter les gens tels qu'ils sont.

« Il n'y a pas très longtemps dans une forêt pas très loin d'ici vivait un opossum, c'était un petit opossum qui montrait toujours un large sourire. »

Il souriait tout le temps, au soleil, à la pluie, à la nature et lorsqu'il était suspendu à sa branche il continuait de sourire. Mais un jour, des gens venus de la ville l'observèrent la tête en bas et déclarèrent qu'il n'avaient jamais vu un opossum aussi triste.

Malgré les protestations de celui-ci, les citadins décident de le sortir de sa forêt et de l'emmener en ville pour essayer de le faire sourire!!

Mais voilà, ce qui nous semble bon pour l'un n'est pas forcément bon pour l'autre.

 

Frank Tashlin, L'opossum qui avait l'air triste, Mouche de l'École des loisirs, 1990.

 


Là où un ours s'était endormi au début de l'hiver, une usine est construite au printemps suivant. On prend l'ours pour un ouvrier récalcitrant et on le traite comme tel. Réussira-t-il à faire admettre qu'il est un ours ?
Invraisemblable, direz-vous ?
Et pourtant, dans toute société organisée, combien d'hommes sont traités en intrus ?
On ne leur accorde le droit d'exister qu'à la condition qu'ils tiennent le rôle qu'on leur attribue à la place qu'on leur assigne.

Extrait :

Juste à ce moment, un homme sortit d'un atelier :
« Eh ! Vous là-bas ! Au travail ! » hurla-t-il. « Je vais vous signaler. »
L'ours répondit : « Mais je ne travaille pas ici, je suis un ours. »
Le contremaître éclata de rire :
« C'est une bonne excuse pour ne pas travailler, de dire qu'on est un ours ! »
« Mais... je suis un ours ! » répondit l'ours.

Frank Tashlin, Mais je suis un ours !, l'École des loisirs, 1994.