L'intégration est le moment où l'élève s'approprie de manière personnelle la réflexion menée en classe. Afin d'être effective, cette intégration doit se faire de manière active par les enfants eux-mêmes (et ne pas se présenter comme un discours du professeur illustrant ce qui, dans le cours, peut concerner les enfants de près). Il convient donc de mettre les élèves à la tâche de façon concrète pour qu'ils puissent réfléchir et exprimer la façon dont la réalité du cours les interpelle.

Cette page reprend des activités qui visent cet objectif.


« J'ai un ami qui ... » : est une astuce relationnelle pour pouvoir illustrer la phase d'intégration sans forcer l'intimité des enfants. Il y a chez les élèves du secondaire un mélange paradoxal de désir de se dire et de grand besoin d'intimité. Beaucoup d'élèves utilisent alors spontanément ce subterfuge qui consiste à raconter ce qui est arrivé à un ami mystérieux. Si l'on venait à creuser, on constaterait rapidement que l'ami en question n'est autre que l'élève lui-même !

Les mimes et saynètes : Se déclinant sous de nombreuses variantes, ils ont de nombreux avantages pédagogiques. Ils favorisent la mémorisation et renforcent l'intégration et la compréhension du texte par l'empathie provoquée.

Utiliser les journaux : Le journal est un outil qui permet à l’enfant de se connecter au monde extérieur. Se laisser interpeler par et décrypter à sa manière l’actualité. Le cours de religion fait ici des ponts avec les cours d’éveil, de FGS, d’histoire…

L'écriture avec éléments imposés : L'écriture avec éléments imposés consiste à faire rédiger aux élèves (seuls ou en groupe) un texte dans lequel il doivent reprendre des mots, des concepts ou des auteurs travaillés lors du cours. À la pertinence de l'emploi de ces éléments, l'enseignant pourra évaluer la compréhension de ces concepts.

Écrire ou réécrire une chanson : Écrire une chanson, l’interpréter, l’enregistrer, la partager est une activité ludique à forte motivation intrinsèque qui peut faciliter l’intégration et/ou l’actualisation des réalités d’un récit biblique.

Le montage photo : Cette activité vise à développer la créativité, voire le sens de l’humour des élèves en les invitant à tricher avec des photos afin de changer la réalité selon leurs désirs. Très concrètement, il s’agit de demander aux lèves de réaliser un montage photo logiciel et/ou un collage de photos afin de détourner les images originales de leur intention de départ.

L'acrostiche : Inviter les élèves à réaliser un travail de réflexion personnelle sur la thématique ou les concepts travaillés au travers de la composition d'un acrostiche.

Le photolangage : La technique du photolangage consiste à s'exprimer au moyen de photos choisies. Elle favorise le langage associatif et symbolique.

Une fleur de moi aux autres et des autres pour moi : Il s'agit pour l'élève de représenter deux fleurs. La première, dont le centre est « moi » ou le prénom de l'enfant, voit écrit ou dessiné sur chacun de ses pétales ce que les autres font/représentent pour lui selon la thématique étudiée. La seconde, dont le centre est « les autres » permet de visualiser ce que l'enfant fait/représente pour les autres dans le contexte travaillé en cours.

Webcam : Aujourd’hui énormément de personnes se mettent en scène, dans leur chambre, avec leur webcam pour s’exprimer librement et de façon plus ou moins travaillée sur n’importe quel sujet. Le style est direct, intimiste, souvent pimenté d’humour et de témoignages. On pourrait imaginer demander aux jeunes de réaliser cet exercice pour s’exprimer sur un sujet abordé au cours. Cette activité pourrait tout aussi bien avoir sa place en phase d’accroche qu’en intégration/actualisation.

Animer un moment de débat/délibération : Après avoir mené la réflexion en cours, il est envisageable de demander aux élèves de s'exprimer personnellement sur le sujet travaillé. Les consignes de préparation de ce moment devraient imposer l'emploi des concepts clés utilisés en classe.

Les cercles d'intimité : Lors de phase d’intégration, on peut inviter les enfants à réfléchir la problématique travaillée de manière de plus en plus large. Moi, ma famille, mes amis, la classe, l’école, la Belgique, l’Europe, le monde/la planète… L’idée est de permettre progressivement à l’enfant de se comprendre inter relié avec l’humanité, en commençant par ses proches.

Le domino des phrases à compléter : Découper le texte en paires de phrases que les enfants doivent reconstruire pour vérifier la connaissance du texte. Une consigne de tâche apparaît alors pour permettre aux enfants de s'approprier la signifiaction du texte dans leur vie ou pour évaluer leur compréhension de cette signification.

Dessiner le monde selon : Cette activité pourrait convenir autant à une phase d'intégration qu'à une phase de confrontation. Il est proposé aux enfants de dessiner le monde tel qu'il serait si les idées d'untel ou de tel autre étaient suivies. L'idée est de rendre plus concrète une théorie en la rendant visuelle et en forçant l'enfant à imaginer les implications réelles des paroles échangées.

Le portrait chinois : Le protrait chinois consiste à poser une série de comparaisons avec des réalités très variées. Très souvent utilisé pour se présenter, il prend alors la forme suivante : « Si j'étais un animal, je serais ... ; si j'étais une couleur... ; si j'étais une saison...  »

Comparaison de textes : Dans le jeu des différences, l'originalité du récit biblique peut apparaître. Faire émerger les ressemblances permettra de mettre en évidence les opinions communes. Aussi, une relecture contemporaine d'un texte biblique permettra, par les correspondances, d'entrer rapidement en phase d'actualisation ou d'intégration.

Le procès ou projet de loi : Dans l'activité du procès ou de projet de loi, chaque enfant ou groupe d'enfants incarne une opinion sur la thématique travaillée et tente de prouver dans un débat le bien fondé de son point de vue. Il s'agit donc pour l'élève d'intégrer la documentation reçue pour pouvoir la faire sienne dans un dialogue conflictuel. Il doit aussi être capable de comprendre le point de vue des « adversaires » afin de connaître les forces et faiblesses de de la partie adverse et tenter d'anticiper les attaques qu'il pourrait subir.