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Elle danse sur des parquets immenses
Aussi luisants qu'un lac
Confuse dans les vents qui s'amusent
A sa robe qui claque
Ondulant comme une flamme
Ballerine, elle balance sans effort
Elle rentrera par le grand escalier qu'elle adore
 

Elle court par les ruelles autour
Dans les rires et les flaques
Légère, par-dessus les barrières
Et les grilles des parcs
Ondulant comme une flamme
Elle s'envole au bras d'un conquistador
Sur la chaise mobile où lourdement pèse son corps
Elle dort

C'est l'histoire d'à peine une seconde
Enfin, elle peut faire comme tout le monde
Poursuivre un oiseau, un ballon, un trésor
Mais elle dort attachée à un siège
Comme sur l'eau, le bouchon de liège
Et toujours ce fil qui la ramène au bord
 

Elle sort, ni blessée ni fragile ni poupée de cristal
Dehors, où le monde défile à vitesse normale
Ailleurs, dans d'autres costumes
Et debout, surtout, dans d'autres décors
Sur la chaisse mobile où lourdement pèse son corps
Elle dort

Elle dort, comme on plonge dans un livre
Elle dort, comme on commence à vivre
Surtout quand le monde accélère dehors
Mais elle dort attachée à un siège
L'enfant jamais descendue du manège
Elle aime ces heures brûlantes où elle pense
Qu'elle danse
Qu'elle danse
 

Qu'elle danse sur des parquets immenses
Aussi luisants qu'un lac
Confuse dans les vents qui s'amusent
A sa robe qui claque


http://www.franciscabrel.com/site/videos/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Cabrel

Edition, ayants droits: 
Francis Cabrel, Chandelle Productions, 2004.


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