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L’Arche vise à accueillir et donner confiance aux personnes avec une déficience mentale, en favorisant leur autonomie, pour qu’elles puissent développer leur autonomie et trouver leur place dans la société.

L’expérience de la relation réciproque et communautaire permet à chacun de tisser des liens et de s’épanouir, en développant son humanité et sa spiritualité, dans un cadre professionnel de qualité.

Les éducateurs et volontaires y sont appelés à transformer leur regard sur le handicap, par une expérience de vie qui les ouvre à la différence.

Beaucoup de ces Communautés sont ouvertes à la rencontre avec des classes.


« Vivre avec » plutôt que « Faire pour »

L’Arche n’est pas d’abord un établissement médico‐social mais un lieu où les personnes, avec et sans handicap, vivent ensemble. C’est la relation entre personne « aidante » et personne « aidée » qui est au cœur du projet comme source d’accomplissement pour chacune des deux.

Lorsque Jean Vanier rencontre Raphaël Simi et Philippe Seux, deux hommes ayant un handicap mental, ils vivent dans un asile psychiatrique au sud de Paris. Les soins médicaux nécessaires y sont fournis et pourtant il manque une dimension. L’expérience l’a prouvé : un nourrisson à qui l’on procure tous les soins requis pour sa croissance, mais coupé de tout contact humain, finit par mourir. Jean Vanier, touché par sa rencontre avec Raphaël et Philippe, est parti du constat que l’amour et la relation humaine sont les premiers soins vitaux à toute personne pour croître et se développer. Les assistants, et tout le personnel salarié ou volontaire vivant dans les foyers, expriment, par leur présence, leur désir de vivre dans une relation d’égale réciprocité avec la personne en situation de handicap. Tandis que celle‐ci a pu vivre des situations d’exclusion, de rejet ou d’humiliation, la personne handicapée, en vivant à L’Arche, se sent acceptée et choisie telle qu’elle est. Il s’agit de prolonger une relation professionnelle qui se veut neutre par une relation d’amitié que permet une vie ensemble. C’est la gratuité de la relation qui permet à celui qui est blessé de se relever et de déployer pleinement ses qualités. C’est en cela que la relation humaine peut être lieu de guérison. Parce que le regard de l’autre, lorsqu’il est bienveillant et ouvert à la différence, va me révéler mes dons et ma beauté, et va me faire prendre conscience que moi aussi je peux aider autrui à découvrir ses capacités. Car ce n’est qu’en reconnaissant l’autre comme personne que je me situe en retour et me reconnais moi‐aussi comme une personne, c'est‐à‐dire comme unique. 

«La foi en la beauté intérieure de chacun est au cœur de notre communauté de L’Arche, comme elle est au cœur du processus qui fait devenir pleinement humain.»
(Jean Vanier)


 

Vers le site de l'Arche en Belgique.



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