Version imprimableSend by email

Cette page reprend des exemples d'activités possibles pour confronter, comparer différents documents travaillés en cours et en sortir une synthèse lisible par les élèves. Il s'agit donc de proposition d'activités non pas pour lire des documents, mais pour travailler les informations qui sont sorties de l'analyse des documents.

La carte heuristique : Il s'agit de représenter graphiquement les liens logiques qui unissent les concepts entre eux. Il est très adapté aux liens de causalité ou de de hiérarchie. Une mindmap se construit à partir du centre : le thème en dessin et/ou en mot. Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en image et mot-clé, etc.

Le procès ou projet de loi : Dans l'activité du procès ou de projet de loi, chaque enfant ou groupe d'enfants incarne une opinion sur la thématique travaillée et tente de prouver dans un débat le bien fondé de son point de vue. Il s'agit donc pour l'élève d'intégrer la documentation reçue pour pouvoir la faire sienne dans un dialogue conflictuel. Il doit aussi être capable de comprendre le point de vue des « adversaires » afin de connaître les forces et faiblesses de de la partie adverse et tenter d'anticiper les attaques qu'il pourrait subir.

Dessiner le monde selon : Cette activité pourrait convenir autant à une phase d'intégration qu'à une phase de confrontation. Il est proposé aux enfants de dessiner le monde tel qu'il serait si les idées d'untel ou de tel autre étaient suivies. L'idée est de rendre plus concrète une théorie en la rendant visuelle et en forçant l'enfant à imaginer les implications réelles des paroles échangées.

La balance décisionnelle : Il s'agit d'une méthode d’aide à la prise de décision qui utilise l’image d’une balance. D’un côté de la balance pèsent les éléments favorisants le statu quo, et de l’autre les éléments en faveur du changement. Les deux alternatives possèdent des points positifs et des points négatifs. Il existe en effet des bénéfices comme des pertes et un prix à payer à maintenir un comportement comme à modifier ce même comportement. Il s’agit de peser le pour et le contre des deux situations.

Le tableau comparatif n’est pas, au départ, une activité en soi mais une présentation visuelle d’une pensée. Il s’agit de réaliser un tableau comprenant les documents à comparer et les items que l’on compare. Il est comme une synthèse de la confrontation. Il permettra aisément de mettre en évidence les oppositions et les concordances entre les points de vue.

L'envers du texte : C’est une activité assez particulière qui consiste à révéler ce que le texte nie ou réfute. Elle demande des capacités de rédaction et un vocabulaire assez poussé, ce qui en fait un choix préférentiel pour les années du secondaire supérieur. Cela pourrait assez bien fonctionner avec un texte philosophique. Elle fonctionne a priori mieux sur les discours que sur les histoires.

Le faux texte : En inventant un « faux » texte proche sur la forme du texte à travailler mais contradictoire sur le fond, les enfants montrent leur compréhension des enjeux du récit et peuvent confronter deux visions du monde.

Utiliser les journaux : Le journal est un outil qui permet à l’enfant de se connecter au monde extérieur. Se laisser interpeler par et décrypter à sa manière l’actualité. Le cours de religion fait ici des ponts avec les cours d’éveil, de FGS, d’histoire…

Animer un moment de débat, délibération : Il est tout à fait envisageable de commencr une leçon par un débat « à chaud » sur la thématique de la leçon. Il permettra alors de faire resurgir les représentation initiales.